Terra Incognita
Une épave échouée sur le bitume… Ouverte à tous les vents, tous les fantômes, tous les fantasmes.
La narration est calquée sur les règles de la charte signée par tous les pirates avant de s’embarquer. Echafauder une prison à leur liberté pour qu’elle ne leur échappe pas : Telle est la grande contradiction du rêve flibustier.
Un narrateur-musicien fait lien entre le fantasme du spectacle et la réalité des spectateurs. Son texte, composé en trois langues (français, espagnol, anglais), crée un langage inconnu qu’on aurait l’impression de comprendre. C’est un être humain rassurant au milieu de carcasses à taille humaine, de ces marionnettes de fer, de bois, de cuir… Etranges personnages faits « du même bois » que leur bateau.
Et secrètement dans cet univers masculin fait de rêves et de sang apparaît la Femme. Elle porte à elle seule tous les paradoxes : Interdite à bord, elle échafaude une prison dans la prison. Travestie en homme, elle s’inflige des tortures pour jouir, elle aussi, un moment, de cette liberté. Elle fuit une condition qui la rattrape à chaque fois qu’elle se déshabille, qu’elle a ses règles, à chaque fois qu’elle parle et respire, à chaque fois qu’elle fait l’amour…

Deux ans de création, gros décor, grosse équipe, deux ans de tournée: Terra Incognita a été une gande aventure chargée d'émotions...

Création 2007
Avec le soutien : DRAC PACA - Région PACA - Département 06 - Ville de Nice
Coproduction : Ville de Valbonne Sophia-Antipolis - Forum Jacques Prévert (Carros)
Remerciements : L'Entre-Pont - La Nef / chapiteau théâtre - DIVA - Karwans

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